Tout d’abords je voudrais encore une fois remercier ce grand artiste qu’est Hubert de Lartigue d’avoir bien voulut me donner un peu de son temps pour répondre à mes questions.
Histoire de vous donner l’envie de lire là suite de cet article, je vous affiche 2 de ses créations (visible sur son site et sur son blog dont l’adresse est indiqué en fin d’article) :

©Hubert de Lartigue Tout droits réservés.
Kaz : Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?
Hubert de Lartigue : Je suis artiste peintre et mon sujet est la femme. J’ai un style hyperréaliste, les américains disent photoréaliste et ils ont raisons car je prends des photos qui me serviront de documents pour ma peindre mes toiles.
Kaz : Quel est votre parcours scolaire ?
Hubert de Lartigue : Après le bac j’ai fait des écoles d’art graphique, l’école Duppéré où j’ai eu un BTS expression visuelle et l’école Estienne où j’ai obtenu un Diplôme Supérieur en Art Appliqué. En fait, j’ai plus une formation en communication qu’en beaux arts mais j’ai appris une foule de choses passionnantes comme la mise en page, la typographie, la photo et l’histoire de l’art.
Kaz : Quel est votre parcours professionnel ?
Hubert de Lartigue : Je suis resté salarié un an dans un studio de création packaging puis je me suis lancé en free-lance. J’ai beaucoup travaillé comme illustrateur hyperréaliste pour le packaging mais aussi dans l’édition où j’ai fait de nombreuses couvertures de romans de science-fiction et des illustrations dans le domaine du jeu de rôle. Et puis j’ai développé une œuvre plus personnelle: les pin-ups. Jusqu’à ce que je rencontre celle qui fut et qui est encore ma muse, qui me fit me dépasser artistiquement et évoluer de l’illustration à la peinture, de la gouache à l’acrylique, du support papier aux toiles grand format.
Kaz : Quel sont vos divers savoir-faire dans le domaine artistique ?
Hubert de Lartigue : Je trouve que le savoir-faire est très important dans mon métier contrairement à l’idée commune du milieu de l’art contemporain. Mais les choses changent et la virtuosité reprend sa place petit à petit. Je pense que c’est grâce à internet car aujourd’hui il est si facile de comparer les styles et les idées que lorsqu’on se retrouve devant la qualité, on la reconnaît. Pour répondre plus précisément à votre question, je dirais le dessin, la peinture, la photo, la mis en page, la typographie et le design.
Kaz : Quel sont vos projets dans un futur proche ou plus lointain ?
Hubert de Lartigue : Continuer sur ma voie le plus longtemps possible. Assez longtemps en tout cas pour que mon discours finisse par trouver un écho dans le grand public ET les milieux français de l’art, car il faut bien reconnaître que je suis mieux considéré aux États Unis qu’en Europe.
Kaz : J’ai découvert votre site par vos tutoriels sur CFSL, combien de temps vous faut il pour réaliser de telles oeuvres à l’aérographe et au pinceau ?
Hubert de Lartigue : C’est très variable, cela dépend du sujet et du format. Mais sachant que je produis environ douze toiles par an, je dirais qu’il me faut à peu près un mois pour faire un tableau. C’est assez long car je passe beaucoup de temps à préparer ma toile pour qu’elle soit parfaitement lisse, et après la peinture, à la vernir pour la protéger des outrages du temps. J’attache beaucoup d’importance à la pérennité de l’œuvre et j’utilise les matériaux de la meilleure qualité possible.
Kaz : L’hyperréalisme est un sujet un peu controversé, pourquoi décider de partir dans un tel domaine ?
Hubert de Lartigue : Je n’ai rien décidé! Ce style s’est imposé à moi naturellement. Vous savez, je viens de l’illustration et c’est un peu par chance que je me suis retrouvé à exposer dans des galeries d’art à Paris puis à New York. Mais à propos du style, je voudrais dire qu’il n’est pas une fin pour moi, je ne veux pas faire le tableau le plus réaliste qui soit, mais c’est plutôt un moyen pour atteindre mon but: vous émouvoir par mon sujet et sa beauté. La technique vient en bonus si je puis dire, j’essaie d’atteindre le cœur des gens avant leurs yeux. Parfois j’y parviens et c’est le bonheur.
Kaz : Je sais que vous pratiquez aussi la coutellerie ainsi que la sculpture, mais d’où vous viennent tous ces talents ? Quelqu’un de votre entourage vous à il amené sur cette voie ?
Hubert de Lartigue : Je ne viens pas d’une famille d’artistes. J’ai beaucoup déménagé dans ma jeunesse. Mon père était militaire et parfois on changeait de ville tous les deux ans ce qui implique à chaque fois de perdre ses amis et connaissances. Je pense que j’ai dû développer un univers intérieur dans lequel je pouvais me réfugier, le dessin et le travail manuel. J’adore les couteaux depuis toujours. Leur côté symbolique mais aussi leur design, leur beauté mortelle. J’en fait très peu, un par an environ, et je les offres. Quand vous parlez sculpture vous voulez parler de ma statuette éditée par Attakus? Je n’en suis pas l’auteur. J’ai juste peint la toile qui a servi de modèle à Virginie Derenne et à la dream team d’Attakus qui a supporté mes remarques et mes exigences avec patience et talent. À moins que vous vouliez parler des mes pliages en ticket de métro? J’ai fait les vaisseaux de la guerre des étoiles: le x-fighter, le millenium falcon et dernièrement le TIE-fighter. Il s’agit pour moi de petits défis intellectuels et manuels et la manière de les relever et pour moi très mystérieuse. C’est comme si j’avais accès à une solution préexistante. C’est comme si je les découvrais plutôt que je les créais. Je ressens souvent la même chose lorsque je peins. J’ai l’impression d’accéder à quelque chose qui me dépasse et passe à travers moi pour exister. C’est un peu magique en fait.
Kaz : Avez-vous des artistes qui vous inspirent ? Si oui n’hésitez pas faites leurs un peu de pub !
Hubert de Lartigue : Beaucoup d’artistes m’ont inspiré. J’aime beaucoup les peintres du XIXème siècle. Ingres, Bouguereau, Cabanel, Gérôme, Khnopff, Klimt et bien d’autres. Dans le domaine de l’illustration: Elvgren, Rockwell, Petty, Vargas. Et aujourd’hui j’admire énormément Francine Paul Laurenzi, Van Hove, Alex Varenne, Walter Minus. Je reste également un grand fan de science-fiction et j’admire les artistes qui font du concept-art pour le cinéma et le jeu vidéo: The Black Frog, Sparth, M@t, Baronthierry, Alexis Briclot, Jean-Sébastien Rossbach, Manchu et beaucoup d’autres. Ces gens marquent notre époque de leur empreinte, plus que nombres d’artistes plus reconnus comme tels et dont le discours est réservé à une élite.
Kaz : Je vous remercie encore une fois du temps que vous m’avez accordé et j’invite bien évidement tout mes lecteurs à découvrir votre blog et votre site qui sont des références dans l’univers de l’hyperréalisme.
Hubert de Lartigue : Je vous en prie, ce fut un plaisir.
Pour découvrir tout ses talents vous pouvez le retrouver sur son site : http://www.hubertdelartigue.com ou bien sur son blog : http://hubertdelartigue.blogspot.com.






